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Une histoire
de Marie-Thérèse Davidson, publiée
chez
Nathan, en 2003
L'histoire tragique d'Oedipe est
passionnante. Parce que nous avons toujours rêvé de connaître notre
futur, parce que l'avenir reste mystérieux, quels que soient nos
efforts pour savoir de quoi il sera fait. De la Pythie de Delphes à
l'horoscope ou aux tireuses de cartes, nous cherchons à connaître notre
avenir, alors même que l'histoire d'Oedipe devrait nous prévenir que
cette connaissance est funeste. © Jean TANGUY 23 décembre 2008 |
Une histoire
de Evelyne Brisou-Pellen, publiée
chez
Nathan, en 2003
Iphigénie vit une tragédie :
elle ne peut que subir
son destin qui est d'être sacrifiée pour assurer la victoire
de
son peuple. Le piège est monstrueux, comme le sont les dieux que rien
ne peut assouvir. Evelyne Brisou-Pellen nous raconte une histoire triste, noire et complexe, avec le souci du détail et de la précision auquel elle a habitué ses lecteurs. © Jean TANGUY 23 novembre 2008 |
Une histoire
de Evelyne Brisou-Pellen, publiée
chez
Nathan, en 2005
Réussiront-ils à fuir l'île, à échapper aux rochers qui la défendent et à une mort certaine ? Cette histoire est le deuxième volet de l'histoire d'Iphigénie. La victime innocente est devenue celle qui sacrifie d'autres victimes innocentes. Au moment de sacrifier celui qu'elle reconnaît comme son frère, elle mesure toute l'horreur de son geste et décide, en emportant dans sa fuite la statue d'Artémis, de mettre fin aux sacrifices sanglants. On peut lire dans cette histoire, l'évolution d'une civilisation qui cesse de faire des sacrifices humains. La légende est relatée avec fidélité. Le livre peut se lire comme un drame ou comme une aventure, une expédition. La fin positive efface un peu la noirceur de l'histoire. L'écriture est précise et documentée.
© Jean TANGUY 12 novembre 2008 |
Une histoire
de Béatrice Nicodème, publiée
chez
Nathan, en 2003
Dans l'histoire mythologique de la Grèce ancienne,
Cassandre est un personnage secondaire. Elle a reçu le don de
prophétie, mais elle n'est pas écoutée et elle annonce surtout des
évènements terriblement douloureux pour le peuple de Troie : la chute
de la ville, la mort des guerriers les plus valeureux, la dispariton de
la famille royale, l'esclavage des vaincus, la mort du roi Agamemnon.
Cette très belle fille du roi Priam aurait pui céder à un des princes
qui l'ont courtisée et mener une vie tranquille. Elle ne cède à rien et
à personne, elle possède un courage insolent, une implacable
rectitude de vie. Un texte noir à souhait dans la mesure où, dès les premières pages, le lecteur se doute que l'issue la plus dramatique est inéluctable, qu'il est entraîné malgré lui dans cette désespérante spirale qui mène à la mort parce qu'il ne peut qu'admirer la forte personnalité de l'héroïne. © Jean TANGUY 17 décembre 2008 |
Une histoire
de Mano Gentil, publiée
chez
Nathan, en 2003
La légende d'Achille garde la
trace de ce que fût
le place du guerrier dans la société grecque, à l'époque héroïque, un
guerrier exemplaire plein de courage et de force, méprisant la mort, un
homme au sens elevé de l'honneur et de la justice, une personne
sensible capable de d'aimer à la folie. Mais quand Achille souffre de
la perte d'un ami ou d'une femme ou quand son hoonneur est
bafoué, il devient fou de douleur, sa sauvagerie ressort, il
outrage les morts, il fait des sacrifices humains, il devient une bête
féroce et sanguinaire... © Jean TANGUY 14 décembre 2008 |
Une histoire
de Evelyne Brisou-Pellen, publiée
chez
Nathan, en 2004
En tuant, Oreste est devenu
impur. Seule une
purification peut lui permettre de réintégrer la société des hommes.
Mais la loi antique lui impose de venger le meurtre de son père en
tuant son auteur : sa propre mère. En se soumettant à cette loi, il
commet le pire des sacrilèges puisqu'il tue un membre de sa famille. En
plus, en vengeant le meurtre de son père, il se met en situation d'être
tué par quelqu'un qui vengera ce meurte. L'histoire des Atrides montre
que la vengeance n'a pas de fin, et qu'elle ne touche que les
hommes... Les Erinyes, qui sont les déesses du sang, témoignent de
l'impossibilité de sauver Oreste : elles le poursuivent pour le meurtre
de sa mère, Mais s'il n'vait voulu le commettre, elles l'auraient
poursuivi pour qu'il venge ce meurtre. © Jean TANGUY 12 décembre 2008 |
Une histoire
de Marie-Odile Hartmann publiée
chez
Nathan, en 2004
Le mythe d'Ariane et du Minotaure est un des textes les moins noirs de la collection. Ariane est une femme amoureuse qui risque tout pour être avec celui qu'elle aime. Thésée est l'homme courageuse qui affronte le monstre effrayant et cannibale pour le mettre à mort. C'est la part mauvaise de l'homme qui est vaincue. Cette légende se déroule vers une fin optique positive, même si les risques sont grands, si le Labyrinthe est un sombre et angoissant tunnel, si le combat est violent. Une lecture aisée d'un mythe qui a inspiré beaucoup d'artistes. © Jean TANGUY 17 décembre 2008 |
Une histoire
de Guy Jimenes, publiée
chez
Nathan, en 2004
Orphée est un héros grec original, il n'est pas un guerrier brave et courageux. Il chante
en pleine nature et son chant est un enchantement . Il charme les
élements, les bêtes sauvages, il adoucit les moeurs des humains.
Sa voix modifie le cosmos.
© Jean TANGUY 24 décembre 2008 |
Une histoire
de Gilles Massardier, publiée
chez
Nathan, en 2005
Les chapitres alternent les narrateurs, d'abord Enée, puis Didon, puis... Cette légende est écrite comme une histoire d'amour qui se termine brutalement, et qui se termine très mal. Didon est la reine amoureuse, une grande figure de femme amoureuse. Elle aime passionnément Enée, elle lui ouvre son coeur et ses bras alors qu'elle a juré fidélité à Sychée, son premier mari. Quand Enée s'enfuit, elle est la femme bafouée, celle qui a été séduite et qui est abandonnée. Mais Didon est une reine, une femme fière qui a conscience de son rang, qui a le sens de l'honneur. Elle refuse de céder au malheur, de se faire plaindre, elle se suicide avec l'épée de l'homme aimé. Ce faisant, elle désigne Enée comme l'homme faible qui l'a abandonnée dès qu'un messager le lui a demandé, sans lutter, sans résister, alors qu'elle a le courage de se suicider. Elle le maudit, lui et tous ses descendants, et comme elle utilise l'épée d'Enée pour se tuer, c'est comme si c'était Enée lui-même qui la tuait. En lisant ce texte, on ressent une tension, car on pressent qu'il se terminera dans la douleur et la tristesse. Pour des lecteurs dès 11-12 ans. © Jean TANGUY 12 novembre 2008 |